Questions et Quotidien

Il y a un peu plus d’un an je vous racontais l’histoire d’Hasard et Confinement. Pour ceux qui l'auraient loupée, je vous conseille de la (re)lire juste ici, avant de continuer.



Chacun de mes écrits est rattaché à une musique, voici celle à écouter en lisant ce qui va suivre.




J’aurais adoré vous raconter la suite de leurs merveilleuses aventures. Vous dire que Projets et Avenir se tenaient la main fermement, mais malheureusement l’histoire qui va suivre, j’aurais voulu ne jamais l’écrire.



Après qu'Hasard ait repris du service – non content d'avoir détourné les plans de Confinement et tordu le coup à Tropbeaupourêtrevrai – Questions et Quotidien ont commencé à se chamailler.

Questions rendait Quotidien trop étroit à force de se nourrir de Peurs et Passé. Et quand Amour ne suffit plus à contenir tout ce petit monde, c'est la Fin qui pointe le bout de son nez.


Quand une histoire se termine j’ai toujours cette sensation que l’autre est parti avec un morceau de moi. Une façon d’aimer, de vivre, d’être, qui ne m’appartient plus vraiment. Qui existait en réponse.

Mais en y réfléchissant bien, il n’est parti avec rien. Après tout, en quoi ce qu’il n’a pas su apprécier, comprendre, lui appartiendrait désormais ?

Il y a un tas de choses qui font qui je suis, mais rien de façon indépendante. Je suis un tout et rien ne peut m’emporter en partie, ni toi, ni notre histoire. Rien.

Lorsqu’une histoire se termine je dirais que c’est une ombre qui persiste. Une trace de ce qui ne sera plus. Mettre fin c’est faire le deuil, pas seulement de ce qui était mais de ce qui ne sera jamais. C’est renoncer, aux espoirs, aux projets et à toi dans ma vie.


Rencontrer quelqu’un c’est ouvrir son monde à l’inconnu. C’est rendre l’étranger familier. C’est faire un pont entre soi, toi et nous. J’ai compris que ce n’était pas dans la pénombre que le manque se ressentait le plus. Mais au contraire, dans les moments de joie, où le soleil brille haut dans le ciel. C’est une ombre qui sort de soi, et recouvre le sol comme pour s’étendre de tout son long, sous des pieds devenus trop étroits.


J’aimerais vous dire que ça ne fait pas mal à en crever. Que vous n’allez pas pleurer chaque jour, pour rien et surtout pour tout. Que chaque chose vous fera y penser, qu’avec le temps ça ira mieux. Alors oui ça ira mieux, ou du moins ça sera là, comme une douleur latente, sourde et en continu. Comme un bras engourdi sur lequel on aurait dormi. Votre corps, votre cœur et votre esprit seront là sous cette couche de fourmillements rendant la vie moins palpable, moins présente à soi. Et puis parfois ça s’éveillera, au son d’une chanson, à l’odeur d’un parfum, ça sera vif, comme le sang qui circule à nouveau à travers une vanne que l’on vient d’ouvrir. Celle du souvenir.



Et puis un jour on se surprend à n'y avoir plus pensé, l'espace d'un battement, et c'est à cet instant que l'on revient entièrement au présent.


Et je terminerai avec cette même question que je posais au début de cette histoire :

"Mais au fond, sait-on vraiment un jour ?"


 

Vous souhaitez écrire, seul ou guidé, abonnez-vous à l'infolettre et recevez chaque mois un petit jeu d'écriture pour vous lancer ou reprendre goût à l'écriture ! Vous souhaitez fixer un instant de vie par écrit, pour ne jamais oublier ce que vous avez ressenti, contactez-moi via le formulaire en page d'accueil ! Vous appréciez cet article, n'hésitez pas à me laisser un petit commentaire, je me ferai un plaisir de vous lire !



Une envie, une idée, un projet, parlons-en ! Adeline - lachambardeuse

15 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout